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Expositions de Photographies

"A fleur de peau"

Emmanuel Thomas

 

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Textes et Poèmes
Six poèmes pour Fadia...

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01

La clef des songes

 

Ma vie ne m’appartient pas

Je déambule sur mes rêves grèges

D’un gris de pluie

Jusqu’aux teintes lumineuses

Des bâtisses d’un pays de soleil

Ma perpétuelle errance

Se peuple de sons

D’images

Que je mémorise

Des larmes aux rires

Ma quête douloureuse

S’enrichit parfois

D’un regard ou d’un sourire

Que je séquestre

Dans le gouffre insatiable

De ma mémoire

Avec l’espoir toujours incertain

De figer son énigme et sa beauté

En quelques phrases

Au rythme de la musique des mots

En une pose gracieuse

Nimbée de lumière fine

Dans la grâce de courbes délicates

Dans la profondeur expressive

D’un visage

Aux yeux d’éternité.

 

 

 

Six poèmes pour Fadia

1er août 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  02

 

Petite

 

 

Petite, écoute la brise du soir

Ecoute le flot sensuel de la vie

Qui traverse l’ombre et son miroir

Sous les ailes éternelles de la nuit.

 

Observe la céleste trajectoire

Les rondeurs de la lune blonde

Pleine et grosse de son pouvoir

Parturiente lourde et féconde.

 

Prête une oreille attentive

Aux bruissements lointains

Aux chants du rossignol et de la grive

A l’impression de paix sans fin,

 

Qui, jusqu’aux lueurs aux teintes d’or

Seront les gages de l’espoir

Dans la brume de la nouvelle aurore.

Petite, écoute bien le vent du soir.

 

 

 

Six poèmes pour Fadia

2 août 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  03

 

Prélude au silence

 

 

La longue chevelure du silence

Enlace de ses boucles blondes

Chaque note

Chaque modulation

Qui volent comme des papillons noirs

Dans la nef sombre

Frôlent tes lèvres charnues

Caressent ton front et tes épaules

S’épanouit en frémissant

Sur la douceur de ta peau

Qui absorbe avec délicatesse

L’essence même des sons mêlés

Avant de s’estomper

Ivre de la nuit

Dans les bonheurs de la mémoire.

Plus tard

A l’heure ou les tensions se terrent

Où la conscience cède le pas

Aux prémices du sommeil

Le flot musical surgira en filigrane

Dans le silence que seul altère

Les bruissements d’insectes

Sous la nef étoilée.

 

 

Six poèmes pour Fadia

3 août 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  04

 

Juillet

 

Juillet, me direz-vous ?…

Flammes et parfums lourds

Partages et rendez-vous

Serait-il maître de vos jours ?

 

Juillet comme un charmant délire

Ponctuée de ta jeunesse sismique

Charmée de sons qui tournent et virent

Ballet intemporel et chromatique.

 

 

 

Six poèmes pour Fadia

4 août 2003

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  05

 

Le bonheur d’aimer

 

 

Je regarde parfois par-dessus mon épaule.

Le long ruban des jours

Disparaît furtivement à l’horizon de ma mémoire.

Ma vie est une succession de scène théâtrales

Burlesques ou dramatiques

Qui jalonnent mes passions en épisodes symboliques

De mon adolescence ténébreuse à mes sagesses du présent.

 

J’ai cru connaître l’amour

Dans la toute puissance d’une jeunesse brute

Sans compromis

Rêvant au bonheur sans partage.

J’ai rêvé d’absolu

Ne percevant pas dans mon aveuglante genèse

L’égoïsme insidieux qui brûlait mes sens

Ravageant mes passions

Calculant mon bien-être dans les régions fertiles

De mes illusions perdues.

 

Les échecs émoussent les certitudes

La jeunesse s’estompe laissant un champ de ruines.

Des flots de réflexions latentes submergent la joie de vivre

Laissent au fond de la conscience des fumerolles acres

De l’incendie des souvenirs.

 

Avec le temps

L’usure et la sagesse

La solitude insidieuse qui ricane aux coins des rues

Une évidence comme une nouvelle aurore

Douce et paisible

Illumine peu à peu la délicieuse maturité

Dans mes amours du présent.

 

 

Mon bonheur est peu de chose.

Il ne vit que dans le regard de quelques femmes

Dont l’âge importe peu,

Que les hasards du destin ont fait croiser ma route.

Aujourd’hui

J’aime avec passion et témérité.

La finalité de ces amours a quitté à tout jamais

Le sombre nid de mon ego

  Pour admirer sans retenue

L’épanouissement merveilleux

De mes amies, de mes amours

Qui virevoltent sur mes terres brûlées

Semant la vie, les cascades et le renouveau

Par leurs cultures, leurs rires et leurs beautés.

Seule importe leur joie de vivre.

Leur bonheur me comble de mille richesses

Je m’enivre de leurs fragrances délicieuses

De la finesse de leurs courbes d’harmonie

Du don de soi qui s’offre à mes yeux clairs

Pour l’étincelle magique

Qui transcende ma vie, la création et l’infini.

 

 

Six poèmes pour Fadia

7 août 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
06

 

La robe rouge

 

 

Un bruissement léger

Un sourire de soleil radieux

L’ombre et la vie qui bouge

Chut…

C’est la jeune fille

A la robe rouge

 

Les regards entendus

La malice aux coins des yeux

Muse épanouie d’un soir merveilleux

Ta grâce souple virevolte

Ta robe rouge ?…

Ta robe rouge distrait la foule

 

Fadia…

Qu’as-tu fait de ta robe rouge ?

Rouge comme tes lèvres

Et tes lèvres qui sèment le rire

Le rire qui nous fait vivre…

Chut…

Ta robe rouge croque la vie.

 

 

 

Six poèmes pour Fadia

8 août 2003

   

 

 

 

 

 

 

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