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Textes et Poèmes
Les feux de ta jeunesse

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01

Les feux de ta jeunesse

 

L’air froid du matin scintille

De brumes légères et souples

Dans la vive clarté limpide

D’un clair soleil d’hiver.

Tu t’en vas sous d’autres cieux

Brûler tes joies et ta jeunesse

Transmettre la fougue de tes envies

Dispenser aux quatre vents

Le souffle de ta muse

Les musiques de ta vie.

Ainsi va le monde

Je contemple ma solitude

Un peu triste et désabusé.

Tu prends le train pour l’avenir

Pour le monde

Et ses folies.

 

Je t’ai transmis ma vie.

Je crois

T’avoir donné tout mon savoir.

Mais puis-je en être sur ?

Cette culture chaotique

Comme le sol de la lune blonde

Qui m’envoie parfois des signaux

Que je perçois dans l’ombre

Pour les traduire

En termes choisis

Au rythme de la musique des mots.

Les mélodies qui peuplent ma tête

Tendues de cordes fines

Qui vibrent sous l’archet

Nous rassemblent inexorables

En éternelle communion

Mélomane et musicien

L’un n’étant rien sans l’autre

L’autre n’étant rien sans l’un.

 

Ce que tu connais

Ce que tu vis

Sur les monts et merveilles

Des feux de l’amour

Sous le charme mélodieux

Du chant d’un violoncelle

Qui romps le silence

De sa voix chaude et timbrée

Sous les bruissements furtifs

De la mer dans le lointain

De la brise marine

Dans les garrigues du midi

Du mistral

De la tramontane

Dont tu emportes

A chacune de tes escapades

Le souffle amer

Qui attise les flammes

Dans les collines rousses

Aux senteurs poivrées.

 

Ainsi va ta vie

Qui cherche sa voie

Dans l’insouciance de ta jeunesse

Dispensant

Le sérieux de tes motivations

La bonne humeur de ton bien-être

La vitalité de tes vingt ans.

 

Je t’ai transmis la vie.

Je contemple parfois le ciel

Les traînées blanches

Que laissent les avions

Puis qui s’estompent et s’effilochent

Dans l’azur sans fin.

J’écoute parfois

Par ma fenêtre ouverte

Les bruits de la rue

Au cœur de la ville

Qui ne chantent plus.

Les rengaines oubliées

Qui ont bercé

La naïveté primaire

De mes premiers pas.

Je suis le passé qui t’encourage

Tu es l’avenir de ma vie.

 

Ma vie suit son chemin

Avec ses petits bonheurs

Et ses désillusions.

De mon sentier herbeux

Bordé de roses églantines

Peuplé d’oiseaux frondeurs

Il me plaît à penser

D’avoir transmis à ta maturité

Mes rêveries et mes révoltes

Ce cheminement

Un peu décalé

Qui permet parfois

Avec jubilation

De se sentir différent.

Ce n’est pas toujours le bonheur

Cependant

Dans les foules anonymes

Il est des moments magiques

Où le destin magnanime

Croise nos chemins

A celui d’un être rare.

Tendre son corps

Tendre la main

Saisir l’instant rêvé

Une caresse qui effleure la joue

Un regard intense

Qui brille dans l’obscurité.

 

Je t’ai transmis la vie

Mes incertitudes et mes joies

La perception de la beauté

De mes yeux fous

Le mystère merveilleux

De la magie des sons mêlés

Un zeste puissant de tolérance

De plaisir des sens

Et d’humanité.

 

 

 

Les feux de ta jeunesse

20 mars 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  02

Souvenirs décousus

 

Le vent des fous

Le vent du sud

Souffle sur le brasier roux

Où brûle mon enfance

 

Je me souviens

Tout simplement

Des couchers de soleil

Sur les collines blondes

Des sons aigres et nasillards

Des petits aéroplanes

Qui traversaient les nues

Je me souviens de tout

Comme au matin clair

Où sommeillait insouciante

Ma tendre enfance

 

Le vent des fous

Convulsif et rude

Souffle sur les collines blondes

Des escapades de l’enfance

 

Je me souviens des soirs de pluie

Le nez collé à la vitre

Dans la grande bâtisse

Qui bruisse imperceptible

Des soirs de fêtes

Familiales bruyantes et vives

Des jours de peine

De drames

De mort qui tournoient sans fin

Dans les recoins infimes

En empreintes indélébiles.

 

Le vent des fous

Des grandes colères

Qui torture et détruit

Ma mémoire qui s’enfuit

 

Je me souviens des arbres

Qui peuplaient sages

Les rêves de mon père

Leurs frondaisons taquines

Qui caressaient nos têtes

En figures nobles

Epousant la tiédeur de l’air

La canicule du mois d’août

Le doux soleil d’octobre

Dans ses reflets roux

Et le froid des nuits d’angoisse

 

Le vent des fous

Le vent du sud

Souffle sur le brasier roux

Où brûle ma conscience

 

 

Les feux de ta jeunesse

                                              12 mars 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  03

Je suis une journée d’automne

 

 

Je suis une journée d’automne

Douce et ensoleillée.

Les longs bras souples des platanes séculaires

S’effeuillent lentement

Dans les eaux calmes du canal du midi.

Le temps de la mi-journée

Est suspendu au firmament bleu

Sans tâches

Qui s’étend à l’infini.

 

Je suis un souvenir d’adolescence tardive

Sourire aux lèvres

Folies et rêves plein la tête.

L’heure est à l’insouciance des jours heureux

Qui berce ma vie de lycéen

A l’ombre des monuments de briques roses

Qui sourient d’ombres et de lumières

Au fil du jour

Qui s’écoule nonchalamment

 

Je suis le temps qui passe

Qui balaye les feuilles mortes de l’oubli.

Ma vie va de fracas en désillusions

Loin des eaux calmes du canal du midi.

Seul subsiste l’étincelle d’enfance

Sagement rangé dans un tiroir secret

Îlot de bonheur et parfois de regrets

Ombragé de platanes séculaires

Aux larmes de feuilles dorées.

 

Je suis ma jeunesse éternelle

Celle qui peuple mon savoir

Celle pour qui le temps qui passe

N’a pas de prises

Glisse maintenant et toujours à sa surface.

L’enveloppe corporelle

Subit les outrages du temps

Mais sous l’écorce épaisse et trompeuse

L’âme d’enfant subsiste

Inexorablement.

 

 

Les feux de ta jeunesse

Eaubonne, le 02 octobre 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  04

 

La lune est par dessus le toit

 

 

 

La lune est par dessus le toit

Rêveuse sur les maisons d’en face

Sa lueur un rien brouillée de brume blonde

Est prête à fondre dans l’horizon lointain.

 

La mémoire retrouvée

Egraine ses chapelets de notes

Sur les cordes frottées.

La mémoire du temps présent

Dans le silence nocturne

Vibre comme un orchestre lointain

Dont les accents mélodiques

Attisent une mélancolie traversière.

 

Que ne donnerai-je

Pour un rendez-vous d’amour !

 

La solitude accompagne chacun de mes gestes

Les bruissements de ma mémoire

Meublent le silence alentour.

L’heure tardive met la ville en veille

Dans son écrin de rayon de lune

Sur les façades de briques et marbres roses.

 

Le roman d’amour d’un autre jour

Ou d’une autre nuit.

La lune était par dessus le toit.

 

 

 

Les feux de ta jeunesse

Eaubonne, le 11 novembre 2008

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  05
Le voyage d’hiver

(Texte composé à partir des vingt quatre titres du recueil du poète Wilhem Müller, mis en musique par Franz Schubert en 1827)


Bonne nuit, bonne nuit
Puisque je suis étranger à ce qui m’entoure…
Grince la girouette
Sous les bourrasque du vent du nord
Des larmes gelées sillonnent mes joues
L’engourdissement m’étreint silencieux.

Sous le tilleul à l’ombrage profond
J’ai rêvé bonheur et passions.
Le fleuve puissant de la destinée
A détruit le fil violent de mes amours
Noyant dans ses inondations
Mes larmes d’eau et de sels amers.

Point de regard en arrière.
Les feux follets de ma mémoire
Dansent sans trêve dans mon rêve de printemps.
Je meuble ma solitude
Dans l’attente d’une missive
Que la poste oublie chaque jour de m’apporter.

Ma jeunesse s’enfuit
Le miroir reflète la tête de vieillard
Qui se sculpte au gré du temps.
Le dernier espoir s’échappe à tir d’ailes,
Je reste seul au village
Avec pour seule compagne
La corneille grinçante au vol silencieux
Qui s’apprête à m’arracher mon âme.

Le poteau indicateur des illusions
Secoué dans la matinée de tempête
Me conduit à l’auberge des Dieux.
Courage ! Les soleils fantômes
Qui hantent ma conscience
Vibrent et tournent à l ‘infini.
Le joueur de vielle
Joue la mélodie grinçante de ses doigts gourds
Dans l’ombre naissante,
Qui se gonfle et m’envahit.
 
 
Les feux de ta jeunesse
04 janvier 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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