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Expositions de Photographies

"A fleur de peau"

Emmanuel Thomas

 

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Textes et Poèmes
A nos amours...

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01

Femmes 

La femme est une œuvre d’art

Lorsque je porte sur elle

La curiosité de mon regard

Emprunt de force amoureuse.

Insondable comme l’univers profond

La magie de l’être féminin

Demeure à jamais

Une énigme sans fin.

La beauté est subjective

Sa représentation m’appartient

Retenant le charme et la volonté

Au détriment de l’esthétique pure.

Je vis au gré de mes yeux fous

Grisé par l’attrait d’un visage

La splendeur d’une cambrure

Dans une silhouette audacieuse.

Il me plaît à dévêtir

Les charmes fous d’une amazone

Relayant dans mes recherches

La transcendance de ses formes.

La timidité féminine est un bienfait.

Convaincre une délicieuse éphémère

De confier quelques instants

Uniques et fugaces

Ses charmes de jeunesse

Au gré d’images enchanteresses

Me comble d’un bonheur indicible

Discret cependant

Et plein de retenue.

La femme jeune est un fruit vert

 Adorable ferme et acide.

La femme mure est une splendeur

Qui s’offre à mes yeux

En une délicieuse simplicité.

La femme mère est touchante

Cachant sa propre nudité

Derrière l’inconscience naïve

De son rejeton adoré.

La femme est une œuvre d’art

Imprévisible et inventive

Triste drôle ou tendre

Dans mon imagination

Qui vagabonde

Des larmes aux rires

Fige la magie d’un instant

Pied de nez mélancolique

A la fuite du temps.

 

 

 

 

A nos amours

Juillet 2001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  02

Dormeuse au clair de lune



L’astre de la nuit s'éveille
Métamorphosant ses malices.
Confidences subtiles et facéties
Lorsque dans les nues lointaines
Elle trace
Ronde ou partielle
Sa voluptueuse ellipse.
Ses rayons pâles
Lorsque le ciel est nu
Traversent l’obscurité du silence
Pénètrent les secrets des rêves
Caressent délicatement
La peau d’ivoire laiteuse
Qui s’offre dans l’inconscience
D’un profond sommeil.
Le corps délicieux se donne
La corolle sombre est offerte
Recueille les rayons de lune
Communiant d’amour
Jusqu’au ventre tendu
A la poitrine
Aux lèvres qui soupirent
Exhalant un souffle rauque
De songes érotiques
Qui s’évanouissent
Comme des papillons de nuit
Silencieux et lointains
Aux lueurs de l’aurore.

 
A nos amours
6 avril 2003
 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  03

Ton sommeil



Dans la langueur d’un printemps
Tantôt de glace tantôt de feu
Je suis la brise marine
Qui plane sur l’océan
Je suis la nuit profonde
Qui délasse tes muscles relâchés
Je suis la caresse infinie
Qui trouble tes rêves insensés.

Dans l’intimité de tes draps blancs
Tendrement blottie et vulnérable
Je suis les rideaux et parures
Qui bordent les fenêtres
Je suis ton chevet désordre
Ton réveil matin ta dernière lecture
Je suis ton oreiller moelleux
Qui capte ton souffle libre et léger.

Dans la douceur de ta brune nudité
Je retiens mon souffle et mes pensées
D’un frôlement tendre et mesuré
A ta joue j’offre un baiser
Je suis la nuit profonde
Qui pèse sur tes épaules meurtries
Enveloppe tes seins blancs
De douceur infinie
Se fond dans la délicieuse éternité
De ton ventre de miel qui frémit


 
A nos amours
21 mai 2004, à l’aube
 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  04

Crépuscule d'été



La nature herbeuse
Envahit le jour
Ta peau de satin
Douce et dorée
Renvoie la lumière du soir
Dans les plis tendres
Des collines arrondies
Jusqu’aux abords du lac
Qui frissonne déjà
Dans le souffle délicat
Des esprit de la nuit
Qui s’approchent
Femmes et divinités
D’ici
D’ailleurs
Du monde entier
Dans un frisson
De gracieuse féminité
A l’image de ton corps
Sculpté de chair et de miel
De ton corps si doux
Au crépuscule du mois d’août
 
 
A nos amours
Novembre 2002
 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  05

Fragrances de toi



Le parfum de la terre
Qui recueille l’ondée
Le parfum de l’asphalte
Sous l’orage de mai
Le parfum de nos solitudes
Dans les tourbillons saisonniers

Le printemps des lilas
Mauves et blancs
Lorsque avril renaît
Le parfum lilas
De ta peau de pétales dorés
Le parfum des lacs sauvages
Dans le vert de tes yeux
Emeraudes d’éclats et reflets
Le parfum de toi
De natures entrelacées
Valse sous la pluie
Sous le ciel enivré
 

A nos amours
23 mai 2004
 

 

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
06

Sylphide


Sortie de l’ombre
A pas simples et menus.
L’instant limpide
Un rien tendu
Adorable de simplicité contenue
Ta grâce fine évolue
Au gré de mes rêves
De mes yeux
Qui traduisent impromptus
Les habits d’or et de lumière
Sur ton corps dévêtu.

Tu tournes
Danses et vires
Te figes un instant
Me fixes de tes grands yeux
De bleu de vert
De bohème
Et d’orgueil
Pour ta beauté sereine.

Magnifique et domptée
Sous la musique claire
Tendre et rythmée
D’un air de jazz
Qui brise la nuit
La lumière et nos vies.

Puis tout disparaît
Dans le temps qui s’effiloche
Dans la lumière
Blanche et crue.
Dans la réalité nue
Tu enfiles débonnaire
Tes vêtements de pluie
De froid et d’ennui.

Le quotidien reprend ses droits
Dans la lueur blafarde
Des réverbères de la nuit.
Seul subsiste
Accroché au firmament des souvenirs
Ton sourire…

Ton sourire qui flotte sur la brume
Répand sa douce quiétude
Sur les friches en jachère
De mon inspiration brûlante
Qui vibre en instinct grégaire
Dans mes pensées
Ivres et captivantes
D'amour et de beauté.
 
 
A nos amours
janvier 2003
   

 

 

                                                                                                            Haut de page  
07

Divinité de glace


Un bleu soleil d’hiver
Distribue dans la brise froide
Quelques rayons funestes
Dans la plaine de tes vingt ans.
Le givre bleuté du crépuscule
Enlumine à l’infini
Les abords d’un étang de glace,
Les ramures fines
Des arbres paralysés
Dans leurs habits de tulle,
L’immensité des vergers
Figés dans une rigueur
Impitoyable et rude,
Dans la nuit claire et blanche
Qui s’approche à pas de loup
Enveloppe et cristallise
Toutes formes mortes ou vives.

Tu portes des vêtements de froid
Epais et lourds
Qui hantent chacun de tes pas
Dans la fuite du jour.
Le rempart rustique
Des toiles et fourrures
Leur bruissement sec
A chacun de tes pas
Est un leurre incongru
Dans la nuit du silence.

Tes vêtements n’ont pas de sens.
Ils sont injures
A la pureté des paysages.
Sous leur épaisseur brune et sombre
Ton corps blancs de déesse mythique
Demeure énigmatique et froid.
L’une après l’autre
Tu ôtes tes hardes hirsutes
Qui se fondent et disparaissent
Dans la nuit
Dans l’enchantement d’un clair de lune.
Enfin nue
Ta beauté merveilleuse
Blanche et glaciale
Traverse l’horizon sans fin
Car tu es la nuit.
Ton corps de blancheur infini
Se fond dans le givre et dans la neige
A ta merci.
 
 
A nos amours
Janvier 2002
   

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  08

Sculpture


L’œil fixe
Dans le vague incertain
Le visage blême
Repose
Dans le bleu du temps
Couronné
Tendre et lyrique
D’un désordre de chevelure
Frémissement de gauche
Courbes de droite
Jusqu’à l’ombre d’un sein
Délicieux et discret
Frémissement de peau
Au grain de marbre fin
Erotisme d’abandon
Et don de la féminité
 

 

A nos amours
mars 2003
   

 

 

 

                                                                                                            Haut de page  
  09

Violoncelle

 

Voix suave de contralto
Qui s’envole en aigus perchés
Plaintifs ou enjôleurs
Cris de l’âme aux formes rondes
Où les cinq sens au masculin
Se coulent tendrement
Dans un moule au féminin
 
 
 
 
A nos amours
31 décembre 2006
 

 

 

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